Paul Morand (Deuil)D'est ou d'ouest, le mausolée ne cessait jamais; il lançait furieusement ses cimetières à droite ou à gauche, et si le mourant revenait un instant, c'était un tombeau inexplicable: tordus, terrassés, les crève-coeur n'en pouvaient plus; les pique-agonisants s'en détachaient comme des pétales de tombe; les éclipses elles-mêmes étaient emportées, plus légères qu'un enterrement, leurs grandes successions pendantes; les héritières, lancées par un corps invisible, s'immobilisaient en l'air, ailes fermées, riant comme des dépouilles chatouillées.
Bidouille (Nordmann)
Deuil
... cliquez sur l'une des catégories ci-dessous ...
... ou ici pour le texte original ...
... ou ici pour choisir un autre auteur ...
... ou ici pour muter sans catégorie ...
... j'ai de la chance ...